L’enseignement français à l’étranger assure une double mission de service public et de rayonnement de ce service en direction de publics étrangers. Quelques mois après la promulgation de la loi d’orientation et de programmation sur la refondation de l’école de la République, la Mission laïque française lui consacre son congrès 2014, en choisissant l’un de ses aspects les plus marquants : la révolution numérique.

Le numérique, une nécessité et un défi pour l’enseignement français à l’étranger

Parce qu’il est dans la vie, le numérique est dans l’école. Parce qu’il est partout dans le monde, l’enseignement français à l’étranger doit être un des révélateurs du savoir-faire français. Parce qu’il libère les savoirs sur les canaux de l’information en direct, le numérique modifie profondément leurs modes d’acquisition et de transmission et bien sûr la relation autour des apprentissages. Enfin, parce que nos établissements ne dépendent pour leur fonctionnement et leur équipement ni de l’État ni d’une collectivité territoriale mais des familles, c’est toute la communauté scolaire à l’étranger qui doit se pencher sur le numérique comme levier de réussite, de construction citoyenne, d’outil d’apprentissage de la responsabilité. Et comme coût.

Une nouvelle chance pour mieux élever, réunir et innover

Certains craignent qu’un usage sauvage du numérique ne banalise les savoirs, ne crée des comportements nuisibles à l’humanité et à sa dignité, ne creuse les inégalités quand on proclame qu’il les réduit. Ils n’ont pas tort car cela s’observe tous les jours dans la vie.
Refonder l’école avec le numérique, ce n’est donc ni la vassaliser ni la rafistoler pour l’accueillir comme obligation imposée de l’extérieur. C’est la construire avec un outil qu’il faut observer et apprendre à maîtriser comme une règle de vie individuelle et collective. Comme une nouvelle chance possible pour mieux élever, réunir et innover au service de la réussite et de la responsabilité de tous les élèves. Pour notre école, c’est une conversion.

 

Quelles sont les ressources, comment les mobiliser ? Comment faire du numérique comme nouvel écrit, un allié sûr pour construire une aptitude à communiquer efficace et une citoyenneté responsable ? Comment en faire l’outil d’une autonomie intellectuelle authentique, donc de liberté ?
Ce sont ces questions qu’abordera le congrès de Saragosse en interrogeant l’institution et ceux qui l’animent dans les académies et dans nos établissements à l’étranger, lesquels souvent n’ont pas attendu l’impulsion pour eux-mêmes participer à la révolution de ce siècle.